Le récit commence par une période de transition difficile où « the winter had been long and cold ». Les enfants, impatients de voir la nature s'éveiller, se rendent dans les bois, mais ne trouvent que le « cold north wind » qui rugit encore à travers les branches. Cette absence de vie, marquée par l'absence d'oiseaux et de fleurs sauvages, plonge les enfants dans la tristesse. Cependant, le cycle naturel finit par reprendre ses droits : « the birds began building their nests » et les fleurs commencent à sortir de terre. Le Printemps, personnifié, s'étonne de l'absence des enfants et cherche un moyen de les inviter à revenir jouer.
Le Printemps tente de solliciter plusieurs animaux pour porter la nouvelle aux enfants, mais chacun a ses propres contraintes. Le « robin » est trop occupé à construire son nid, tandis que le renard craint que les villageois ne le prennent pour une menace : « The people will think I have come to kill their chickens ». Quant à l'ours, il se juge trop imposant et effrayant, préférant se concentrer sur sa recherche de nourriture après son long sommeil hivernal. C'est finalement l'ours qui suggère le candidat idéal : « Why not send the rabbit? », car « children all love rabbits ». Le lapin, bien que fier, exprime une crainte légitime concernant les chiens, mais le Printemps le rassure en lui conseillant d'agir « tonight when all the dogs are asleep ».
Une fois la mission acceptée, une solidarité animale se met en place. Les créatures de la forêt fabriquent un panier à partir de « straw and sticks » et le garnissent de « soft grass ». Les oiseaux contribuent en offrant des œufs de toutes couleurs — « blue eggs and spotted eggs, green eggs and pink eggs » — tandis que le panier est décoré de fleurs sauvages. Ce geste symbolise l'harmonie retrouvée de la nature. Le lapin, chargé de ce précieux fardeau, s'aventure dans la ville endormie. Malgré sa peur initiale, il fait preuve d'un grand courage et, avec une discrétion absolue, il dépose devant chaque maison un petit nid contenant un œuf et une fleur.
Le matin de Pâques, la découverte de ces nids déclenche une immense joie chez les enfants. Cette surprise transforme le doute en certitude : « Spring is here at last ». Le geste du lapin ne sert pas seulement à annoncer la saison, mais crée un lien magique entre la forêt et le monde des hommes. L'enfant qui a aperçu le lapin courant dans la rue confirme le rôle de messager de ce petit animal. En se rendant dans les bois avec enthousiasme, les enfants célèbrent non seulement le retour du printemps, mais aussi la bienveillance du « Easter rabbit » qui a su, par son courage et sa douceur, apporter la nouvelle tant attendue.